Tous Eloquents !

Il y a des soirs où tout s’aligne. La soirée Tous Eloquents en a fait partie.

Une conjonction de talents, d’acharnement, de volontés, de générosité, qui électrise un public.

A Mogador ce mardi 9 juin, 6 finalistes se sont opposés dans un exercice d’art oratoire périlleux : exposer devant un public de près de 2000 personnes leurs opinions tranchées sur des questions d’ordre quasi métaphysique.

Leur défi supplémentaire ? Ils étaient tous porteurs et porteuses de handicaps : surdité oralisante, trouble du spectre de l’autisme (TSA), trouble du développement intellectuel (TDI / en l’occurrence trisomie 21), bégaiement, aphasie, déficience visuelle.

Et le mot « coming out » a été souligné à cette occasion : dire son handicap, c’est, encore à ce jour, assimilé à opérer son coming out.

Des handicaps visibles ou invisibles, qui ne les ont pas empêchés de nous remuer profondément sur les questions essentielles suivantes :

  • Le regard des autres nous définit-il ?
  • La différence est-elle la clé de la réussite ?
  • Faut-il traiter tout le monde de la même manière pour être juste ?

« Vous avez 4 heures. »… ils avaient 5 minutes. 5 minutes pour convaincre, émouvoir, faire réfléchir, changer le regard, faire passer leur message.

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Convaincre, kézako ?

Picto_Palmette_logo_AURATORIA_neg« Je veux convaincre ». Cette phrase revient souvent dans la bouche de mes clients, lors d’une formation ou d’une session de coaching. Mes étudiants de l’INSEEC Sup Career ne sont d’ailleurs pas en reste !

Si parfois certains précisent « Je veux imposer mon point de vue », ils restent rares, et donnent un surplus d’animation à la discussion. Nous explorons alors ensemble ce que recèle cette expression, ce qu’elle veut dire, puis les leviers de la conviction.

Mais alors, qu’est-ce que recouvre ce « convaincre » ?

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« Parlay »-vous français ? 2 – Création et violence

La parole, une création

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Au-delà du sacré, nommer quelque chose, une idée, c’est lui donner une existence. Les contes anciens comme contemporains témoignent de la magie du nom, du danger de donner son nom. Un nom, c’est une identité, c’est un pouvoir. On y retrouve, dans sa dimension profane, l’écho du Verbe sacré, du nom de Dieu… De nos jours, voler son nom à quelqu’un s’appelle une usurpation d’identité, et demeure dramatique : c’est voler une vie.

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