To be or not to be bilingual? 8 tuyaux pour se faciliter l’anglais dès cet été

Creative Commons licence – Wikimedia – Lunar Dragoon

A quelques jours des grands départs, et alors que la pleine saison touristique bat son plein en France, pays le plus visité au monde, la pratique de l’anglais dans tous les environnements (familial, scolaire, amical, professionnel…) reste essentielle pour garder la main, et peut se faire dans des conditions très favorables. Revue des possibles pour ne pas rater une occasion cet été, et viser l’efficacité dès la rentrée tout en s’amusant.

1. Commencer le plus tôt possible et privilégier le cocon familial

Plus l’on commence tôt, plus l’apprentissage est facilité. L’Education Nationale n’est pas, disons-le, encore à niveau des exigences de notre environnement. Les écoles bilingues sont rares et onéreuses, et les méthodes parascolaires sont donc essentielles.

Les séjours linguistiques, les clubs dédiés parascolaires et les au-pair anglophones restent des valeurs sûres pour vos enfants et ados. Les projets d’échanges scolaires européens ou Erasmus sont des mines d’or, et il y a aussi les projets paneuropéens, comme par exemple type Fondation Hippocrène.

Au-delà de ces ressources, le levier parental est incontourable pour stimuler et maintenir la mobilisation, et peut passer par de nombreux canaux, la seule limite étant votre imagination.

Certaines familles pratiquent la séparation parentale à ce titre : chaque parent parle à l’enfant dans une langue différente, souvent sa langue natale dans les couples mixtes. Une nouvelle étude remet cette pratique en question mais en montre également les bénéfices culturels*. Jouer en anglais et dans l’interaction IRL facilitera l’apprentissage des plus jeunes et le dépoussiérage pour les moins jeunes, et de nombreux jeux de plateau ou de cartes sont disponibles chez les éditeurs, jamais en manque d’imagination.

Une tactique originale, qui a fait ses preuves dans notre fratrie, est de choisir l’anglais comme mode d’échange parental pour pouvoir aborder devant les enfants des sujets qui ne les concernent pas. Motivation garantie pour apprendre à décrypter au plus vite les échanges codés !

2. Fréquenter une personne étrangère

Si vous n’avez pas eu la chance d’être exposé tôt à l’anglais, rien n’est perdu.

Cette ancienne méthode dont on se moque parfois gentiment reste un des meilleurs vecteurs, car la motivation est réelle pour arriver à communiquer avec l’autre.

Que ce soit un compagnon ou une compagne étranger/e, un/e (co)-locataire, un/e collègue, un/e correspondant/e, profitez de toutes les occasions d’échanger en anglais avec eux.

3. Apprendre en musique

Un vecteur majeur dans l’apprentissage d’une langue, et de l’anglais en particulier, est la musique. Celle-ci a en effet de nombreuses vertus. Elle favorise l’ancrage mémoriel, stimule la volonté de comprendre (avez-vous cherché à comprendre votre chanson anglaise préférée ?), et étend la capacité auditive à saisir les différences de fréquence et à les reproduire.

Cette perception des variations de fréquence est essentielle car, d’une langue à l’autre, le registre n’est pas le même. Le spectre sonore du français va par exemple de 125 à 2000 hertz, du grave au médium, tandis que celui de l’anglais couvre un spectre de 2000 Hertz jusqu’à 12 500, du médium à l’aigu. Les résonateurs sollicités par ces langues ne sont également pas les mêmes : le français est parlé de façon très intérieure et nasale, « dans le masque », l’anglais, lui, est extériorisé. Vous pouvez d’ailleurs avoir l’impression de changer d’interlocuteur lorsque celui-ci change de langue, car sa voix semble modifiée.

Ecouter des musiques les plus variées possibles et chanter vont donc être des vecteurs puissants pour mieux moduler la langue anglaise.

4. Recourir à la vidéo

L’explosion de l’offre vidéo, que ce soient films, dessins animés ou séries phares, est un atout dans cette quête. Il vous est désormais facile de suivre, où que vous soyez, l’audio en langue originale de vos séries préférées – très souvent anglo-saxonnes. Un atout supplémentaire pour intégrer facilement du vocabulaire : commencer par le sous-titrage en français, mais une fois la première saison passée, la psychologie des personnages comprise et l’intrigue intégrée, passez sans hésiter à la VOSTVO.

Rien de tel également pour se motiver que de se plonger avec délices dans un sujet qui éveille votre curiosité. Les TED Talks, au format court, aux discours motivants et riches d’enseignements, vous permettront d’acquérir les bases du vocable spécifique lié à un champ d’activité, sans excéder votre capacité de concentration et votre temps disponible.

Avec l’audio-visuel, votre cerveau imprimera les mots et expressions idiomatiques dans leur contexte par ces deux canaux (l’audio et le visuel) – et leur orthographe en prime. L’écrasante majorité de la population bénéficie d’une mémoire visuelle (65%), plus rares sont les personnes qui ont une mémoire auditive (30%) voire kinesthésique (5%). Facilitez-vous donc la vie avec la vidéo !

5. Lire livres et dictionnaire

L’été est le moment privilégié où l’on rouvre les livres qu’on a mis de côté pour plus tard. Une fois la capacité d’apprentissage acquise, il faut également bien sûr intégrer de nouveaux mots et expressions, en étudier la nuance. La lecture d’ouvrages en anglais en est un excellent vecteur. Le succès planétaire de Harry Potter – nonobstant les quelques mots créés par son auteure à l’imagination féconde – de la chicklit ou encore de thrillers d’origine anglosaxonne permet de se plonger plus facilement dans un ouvrage dans sa langue d’origine.

Un camarade de chevet pour apprendre de nouveaux mots, leur sens et leurs nuances, reste ce bon vieux dictionnaire papier. Certes, il n’est plus très en vogue, et pourtant son utilité reste réelle. Lorsque vous surfez sur Internet pour trouver un mot, vous ne mémorisez que celui-ci, et vous n’allez rien acquérir de plus. Lire une page entière de dictionnaire vous permet de découvrir ou redécouvrir des mots, avec leurs nuances et leur contexte, et votre connaissance s’en trouvera enrichie. Surtout si vous tentez de les replacer rapidement dans une phrase pour les ancrer, la répétition restant clé en matière de mémorisation.

6. Frayer dans les pubs

Pour franchir les barrières de sa timidité, de ses inhibitions ou de ses appréhensions premières, un environnement détendu et le secours de votre boisson favorite – à consommer avec modération – vont permettre de délier votre langue et de faciliter l’interface.

De nombreux pubs et bars regorgent de touristes ou d’expatriés qui seront ravis d’échanger avec l’autochtone que vous êtes, le Français étant plutôt réputé difficile d’accès. Faites-vous de nouveaux amis autour d’un verre, au bord de la piscine, sur la plage, en terrasse, au restaurant… la convivialité est le maître mot !

7. Participer à un atelier de conversation

Les associations d’expatriés ou de professionnels anglaises et américaines sont également une excellente source. Allez voir ce que proposent par exemple l’Amcham Franceou l’association France-USA.

Certaines associations ou organismes français animent également des ateliers de conversation en anglais – Dynamique Cadres, BPIParis 8Duolingo… la liste est non exhaustive et vous pouvez en trouver partout.

A Paris, FUSAC (ex-France-USA Contacts) demeure une source essentielle pour les expatriés anglophones, et vous pouvez y pêcher vous aussi des bons plans pour rejoindre des précieux interlocuteurs.

Les MeetUp font également florès sur ce thème, lancez-vous !

8. Rechercher assidûment le contact des étrangers

Les séjours immersifs et les vacances à l’étranger, mais aussi l’afflux de touristes en France, sont un excellent moyen de mieux pratiquer de façon efficace et détendue – pourvu que vous évitiez la fréquentation de vos compatriotes !

Il peut sembler barbare et contraire à notre instinct grégaire de s’éloigner du français en vacances, la communauté étant fondamentalement réconfortante et rassurante. Pourtant combien d’occasions perdues à ce titre ! Vous n’êtes pas en terrain hostile, que ce soit ici ou ailleurs, et vous avez toutes les capacités requises. Faites-vous confiance, et allez donc en toute occasion avec votre plus beau sourire vers les autochtones ou les touristes étrangers pour leur donner un coup de pouce in English ou partager sur vos centres d’intérêt et vos différences culturelles. Vous en retirerez un très net bénéfice linguistique, outre des expériences culturelles plus riches et, qui sait, de nouvelles amitiés transfrontalières.

Et si vous êtes en villégiature dans un charmant village en France, il y a fort à parier que des étrangers y séjournent aussi. Trouvez-les, recherchez leur compagnie et ouvrez-leur les portes de la France, en anglais !

And now, ladies and gentlemen, enjoy speaking English!

A vous la parole !

* Source : https://www.courrierinternational.com/article/bilinguisme-votre-enfant-melange-les-langues-tant-mieux

Le retour de la magie de la voix

Auratoria Voix Off et RadioLa vidéo semble être devenue reine. TV caracolant toujours en tête des média, explosion des Youtubers, webséries, appli, replay, VOD et streaming ou téléchargement… le format a envahi tous nos écrans et nos habitudes.

Quid alors de la magie de la voix, de cet imaginaire que l’on développe instinctivement autour d’une voix entendue sans visualiser le locuteur ou la locutrice, au bout du fil, au bout des ondes ou au bout du monde ?

L’audio en crise ?

Si la musique reste un contenu phare, pour le reste, le format audio paraissait avoir du plomb dans l’aile en France : baisse d’audience voire crise de foi dans certaines grandes radios, perte d’auditeurs pour le média radio au global malgré un temps d’écoute en légère hausse, train d’économies et arrêt des longues ondes pour certains… Les impacts du plan d’accélération de la Radio Numérique Terrestre se font attendre.

De plus, même les émissions radio sont désormais filmées. Ce qui n’apporte pas nécessairement un contenu additionnel pertinent, mais illustre une réponse mécanique au diktat de la vidéo : il faut produire de la vidéo à tout prix, quitte à montrer les intervenants lisant leur texte devant un micro (sic).

L’essor des podcasts

Des études parues ces derniers jours* soulignent le « retour en grâce » des podcasts audio : pratique, portable, ce format trouve l’adhésion du public.

Par ailleurs, face à une consommation 10 fois plus importante de podcasts audio sur appareils Apple, dotés d’applis dédiées, que sur Android, pourtant massivement plus présent, Google vient d’annoncer une nouvelle stratégie de grande envergure sur les podcasts. Il ambitionne d’en doubler le nombre d’auditeurs dans le monde dans les prochaines années. En facilitant la recherche et l’abonnement à des podcasts directement dans Google sans appli, en parallèle du développement de leurs assistants vocaux Google Home.

Plus près de nous, des initiatives intéressantes de plateformes podcasts sur abonnement voient le jour, comme le Boxsons de Pascale Clark, avec des formats inédits.

L’envol du livre audio

2017 a également marqué une augmentation record des ventes de livres audio aux Etats-Unis et la Chine y consacre de nombreux salons dédiés. Google Play Books arrive sur le marché, et les éditeurs y voient un développement incontournable, car ce format n’est plus désormais réservé aux malvoyants. Là encore, la facilité d’accès, la portabilité, l’encombrement nul, et l’écoute en tous lieux (voiture, transport, domicile) sont autant de bénéfices pertinents.

Le rapprochement Audible (Amazon) et Mondadori signale un essor idoine en Europe. La sacralisation du papier spécifique au marché français risque de fondre devant l’augmentation de l’offre, mais aussi et surtout la diminution du prix des audiobooks, qui restait un frein important, et conquérir les nombreux auditeurs de podcasts.

Alors, la vidéo sera-t-elle détrônée demain par l’audio ?

A vous la parole !

* Sources CoMarketing News, CB Expert, Stratégies, Mediamétrie

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